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Batera ibiliz

L’association Batera ibiliz est formée de personnes poussées par le désir commun de soutenir des initiatives
de développement local dans des contextes très vulnérables. Nous étudions les initiatives en matière de santé, d’éducation, de promotion des femmes et celles qui ont une vocation de développement harmonieux avec l’environnement.

Coopérer en accompagnant

Nous nous engageons à tisser un fil de dialogue avec ceux qui feront la promotion des initiatives et à veiller à maintenir ce fil, à approcher la situation de vie de la population et la raconter et, finalement, à maintenir un flux de soutien matériel responsable

Un centre de santé à Soya

Nous accompagnons l’équipement humain et matériel d’un centre de soins primaires dans le village de Soya (Mali) qui accueillera une population dépourvue des services sanitaires de base. En parallèle, nous participons à la réflexion sur sa gestion.

Un plan global pour Soya

Le centre envisage d’animer un plan de développement local, convaincu que pas même le centre ne survivrait si le plan était délaissé. Le Plan dispose de l’appui des autorités locales et de l’association champêtre Jaman jigi (Espoir des gents).

Marchons ensemble en Soya (Mali)

Soya est un village  près de 3 000 habitants situé dans la commune de Boidié sans aucun service de base en matière de santé. Les habitants de Soya et des nombreux villages qui l’entourent souffrent de toutes sortes de maladies en raison de la malnutrition, du paludisme, des diarrhées et de l’absence de soins dans les accouchements, entre autres.

Pour les habitants de Soya, les services sanitaires régionaux sont loin et les voies de communication sont très primaires et souvent inondées pendant la saison des pluies. Les déplacements de vingt kilomètres peuvent s’avérer impossibles, aussi bien en raison du mauvais état des routes que de l’absence de moyens de transport ou de leur coût élevé pour des personnes se trouvant dans une situation de pauvreté extrême.

Un projet a été lancé, dont l’objectif est de doter Soya et la région environnante d’un service de soins primaires à but non lucratif. Ce centre de santé vise également l’encouragement d’un plan de développement local en dialogue permanent avec les autorités locales et une équipe formée par des habitants de la région, déjà constituée.

Le centre avance grâce au soutien des habitants, avec l’accord de principe obligatoire des autorités sanitaires du Cercle de Barouli suite à la proposition de l’infirmier diplômé Boureima Kassogué. Le 18 décembre de 2015, l’autorité traditionnelle du lieu procédait à la remise gracieuse du terrain fait don par deux voisins, et les travaux commençaient le 26 décembre.

En tant que signataires de ce texte, cela fait treize ans que nous sommes en contact avec la réalité du Mali. En 2003, notre déplacement dans ce pays fut motivé par les lieux, les traditions et les modes de vie, et ce qui nous poussa à y rester, ce fut notre brève rencontre avec Boureima, un enfant paysan qui voulait faire des études. Cet enfant, « né aux alentours de 1990 » tel qu’indiqué dans ses documents, a décidé aujourd’hui de mettre ses connaissances au service des gens pauvres de la campagne malienne et a mis en place, à cette fin, l’Initiative Soya.

L’association Batera ibiliz est née pour lui apporter le soutien solidaire d’un groupe de personnes amies de Bilbao et de Barcelone. Nous nous sommes engagés dans le maintien d’un dialogue permanent avec l’équipe à l’initiative du projet, dans l’extension de la connaissance de la réalité de la vie à Soya et des transformations qui seront apportées par l’initiative, et dans le soutien financier à cette dernière.

Nous faisons un chemin commun avec les habitants de Soya, et nous vous invitons à vous joindre à nous.

 

Teresa Escolà Fité et Mikel Arriaga Landeta

Membres fondateurs de Batera Ibiliz (Janvier 2016)

Idées-force d’action

L’approche communautaire d’action dans le développement local croit en l’effet multiplicateur de la communication, le dialogue égalitaire entre la connaissance spécialisée et la connaissance de l’expérience du quotidien.

Le facteur humain est la clé, chacun apportant ses connaissances. Nous, les personnes, coopérons pour transformer notre environnement et nous y transformer, nous rendant ainsi responsables de la continuité des changements causés par notre action.

L’environnement n’est donc pas quelque chose qui se trouve là, qui nous entoure, mais ce que nous tissons autour de chacun de nous lorsque nous nous associons aux autres. L’environnement inclut toutes les personnes engagées pour instaurer des modes de vie sains et leurs réalisations.

Urgence et processus forment une réalité sous tension, souvent faussement résolue car l’urgence s’impose. Dans le domaine de la santé, alors que l’idée d’urgence est orientée vers la guérison de la maladie de l’individu, l’idée de processus se fixe dans ses causes et trace un plan communautaire visant à les combattre.

Maladie et santé sont le résultat d’un rapport meilleur ou pas entre les personnes et l’environnement. L’étude de l’environnement (physique, psychique et social) et l’action collective pour son optimisation permettent de combattre les risques pour la santé d’une population, les risques de souffrir de maladies.

Tâche à caractère urgent --------> Guérir le malade --------> Maladie ------> Individu

Tâche à caractère processuel ------> Créer un environnement sain ---> Santé ------> Communauté

Paroles de Soya

Des fragments de conversation avec Boureima, avant le déploiement de l’Initiative Soya. Il souhaite qu’elles fassent office de lettre de présentation et de remerciement. Décembre 2015.

Nous aimerions savoir l’idée du projet que tu vas mettre en marche

Un village où il y a rien comme agent de santé ! Le cabinet dont je pense est un cabinet dans milieu rural où les soins primaire est nulle ! Il y a des localités qui sont en réalité très isolés par rapport à la matière de la santé ! Le lundi nous avons fait 31 consultations dans deux villages, Diolé et Mbela. À notre arriver, il y a une maison pour la consultation chez le chef du village !, référer les cas les plus sévères, traiter les simples et donner rendez-vous au cabinet pour les moins sévères. Il y a trop de malnutris !

 De quelle façon on va gérer le cabinet ?

La mairie a souvent des difficultés de gérés ! À ma petite idée le cabinet peut fonctionner très bien en collaboration avec le village même ! Ce n’est pas un grand centre de santé qui va prendre toute la commune, mais une localité bien visé, Soya et environs! Il doit avoir un comité de Soya et environs ! Je pense que c’est un système important que le cabinet devient autonome, sans la mairie ni l’Etat.

Nous voulons être partie de cette initiative sans engendre des dépendances…

Bien. Un exemple de fonctionnement du cabinet. Pour mon village, Tabitongo, le cabinet est géré par une association extérieure, le sou de l’infirmière et les prix des soins sont moins cher. C’est un centre à but non lucratif. Une partie des dépens c’est par l’association et autre partie par les activités du centre, par exemple le renouvellement de médicaments, les sous des aides soignants, de la pharmacienne…

Les services de la Santé publique sont payants ?

Oui, la santé publique est payante. À Tabitongo, la pharmacie vend des médicaments mais moins cher, l’accouchement est payant aussi mais moins cher. Tous les services sont moins chers mais pas gratuits. Cette année j’ai vu qu’un autre projet vient aussi en appuie dans le domaine de la nutrition. C’est un bon modèle pour Soya.

Un service sanitaire moins cher

Il y a une chose  très importante dans une communauté. La politique de gratuité des soins entraîne une réception massive des patients de la zone et aussi même en dehors de zone, si augmente beaucoup de dépens dans le centre ça provoquera dans l’avenir une rupture fonctionnelle du centre. Si vous me comprenez, la population elle même doit participer à cette organisation pour son durabilité et son efficacité. Le Mali est un pays très pauvre, donc il faut un système qui fera que la population a une idée d’autogestion. Le cabinet est là pour le bien de la population, donc la population doit comprendre cela !